A PROPOS D U THÉÂTRE A R M É N I E N
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elle a de la volonté et elle prend sous sa protec–
t i o n les victimes de son père.
U n autre t ype , également bien brossé, est
l'avocat A k i m I v an i t c h , pour lequel i l n ' y a r i en
de sacré, q u i est dépourvu de t o u t sentiment
huma i n et q u i devient aisément u n i ns t rumen t
dans les mains de Kéghéqian pour l'accomplis–
sement de ses œuvres inavouables. En f i n , Saro,
le fondé de pouvoir q u i sait s'y prendre pour
séduire son pa t r on , a aussi une physionomie f o r t
bien rendue.
Alexandre A B É G H I A N T S s'est acquis une cer–
taine célébrité par ses vaudevilles
La fontaine de
naphte, Le mariage de Mekidj
et
Le divorce de
Mekidj.
En f i n , le drame de H A Ï K O U N I , intitulé :
La
hache rencontre la pierre,
et q u i v i t le jour en 1899,
est une peinture fidèle de la vie des Arméniens
d'Akhaltsekha.
E t nous arrivons ainsi à deux écrivains de
premier p l an d on t i l f au t dire plus q u ' u n mo t
en t e rmi nan t cette causerie consacrée aux d r a –
maturges de l'Arménie orientale.
Lévon C H A N T H , bien que né à Gonstantinople,
f a i t ses études dans l'Arménie du Caucase, au
Djémaran d ' Et c hmi ad z i n , et t out e sa carrière
Fonds A.R.A.M