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server ses lois. Ces considérations sont sans cesse pré–
sentes à notre esprit; et, depuis le jour de notre avè–
nement au trône, la pensée du bien public, de l'amé–
lioration de l'état des provinces et du soulagement des
peuples n'a cessé de l'occuper uniquement. Or, si l'on
considère la position géographique des provinces otto–
manes, la fertilité du sol, l'aptitude et l'intelligence
des habitants, on demeurera convaincu qu'en s'appli-
quant à trouver les moyens efficaces, le résultat,
qu'avec le secours de Dieu nous espérons atteindre,
peut être obtenu dans l'espace de quelques années.
Ainsi donc, plein de confiance dans le secours du
Très-Haut, appuyé sur l'intercession de notre Pro–
phète, nous jugeons convenable de chercher, par des
institutions nouvelles, à procurer aux provinces qui
composent l'empire ottoman le bienfait d'une bonne
administration. »
Ces institutions, comme il est dit dans le texte
même du khatti-cherif ( 1 ) , devaient porter sur trois
points principaux, à savoir : 1° les garanties propres à
assurer à tous les sujets de l'empire, musulmans ou
r a ï a s , une parfaite sécurité quant à leur v i e , leur
honneur et leur fortune ; 2° un mode régulier d'asseoir
et de prélever les impôts; 3° un mode également ré–
gulier pour la levée des soldats et la durée de leur
service. Le sultan s'engageait, par serment, non-
seulement à observer scrupuleusement les prescrip–
tions de son khatti-cherif, dont l'original fut déposé
dans la salle qui renferme le manteau du Prophète,
mais même il sanctionnait à l'avance toutes les me–
sures qui seraient décrétées, plus tard, pour assurer
(1)
Voy.
Pièces justificatives
I, |
c
texte complet du khatti-
Fonds A.R.A.M