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décimer leurs rangs, se p r i r e n t d'épouvante et
pe rd i r ent tout courage. Déjà les soldats de Sé -
bokhd avaient pris la fuite et s'étaient réfugiés
dans le fort des Huns . De ce qu i restait de
l'armée persane, l a majeure partie f u t passée au
fil de l'épée. Les autres furent refoulés j usqu ' aux
rives du fleuve Lopnas, où les uns se jetèrent
dans les bateaux et les autres essayèrent de se
sauver à la nage. Mais les archers les pour –
suivaient de près : i l s foudroyèrent, pour ainsi
pa r l e r , les fugitifs. I l ne pa r v i n t à s'en échap–
per qu ' un seul q u i , grâce à la vitesse de son
cheval, put se réfugier aussi dans le fort des
Hun s .
A u commencement du combat, le prince Ka z -
r i g h T imak s i an , homme d'un courage et d'une
bravoure à toute épreuve, fut grièvement blessé;
i l gisait pa rmi les cadavres des ennemis. Quand
i l v i t les Arméniens gagner du t e r r a i n , i l se
r an ima peu à peu et sentit revenir ses forces,
i l se leva, pansa comme i l pu t , ses blessures,
se cacha dans un endroit sûr et r e v i n t après
au mi l i eu des siens.
Les Arméniens, après leur victoire, r ev i nr en t
sur le champ de bataille, y dépouillèrent les morts
et s'y reposèrent. L e j o u r d'après, ils passèrent
le fleuve Gour et entrèrent dans le pays des
Aghouank . I l s mi r en t à mo r t tous les Perses
Fonds A.R.A.M