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ordres du Mutessarif Abd-el-Wahab, Délégué ottoman à Zeitoun, dont la cruauté
et la mauvaise l o i ont été signalées par les trois Consuls à leurs Ambassades.
Télégramme collectif à communiquer aux cinq Ambassadeurs :
Résumé de la réponse faite aux conditions de la Sublime Porte par les chefs de la
majorité des insurgés :
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Ils rendront les armes de guerre à la condition qu'on leur remettra leurs fusils
de chasse, poignards el pistolets qu'on leur a enlevés, qu'on enlève aux habitants
Musulmans des villages voisins les armes de guerre et que les Puissances garantissent
leur vie et leurs biens ;
a ° Ils ne sont pas en état de reconstruire la caserne qu i , d'ailleurs, n'a pas été dé–
truite par eux ;
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° Attendu qu'ils n'ont pris les armes que pour se défendre, ils sollicitent une
amnistie générale pour tous ceux qui sont compromis dans les affaires de Zeïtoun.
Ils sollicitent de la bienveillance du Sultan, d'abord la nomination d'un Caimacan
chrétien au choix et sous le contrôle des puissances, conformément aux réformes,
ensuite comme compensation aux dommages causés par les hostilités l'exemption de
l'impôt « m i r i » pendant quelques années et la remise des arriérés.
Nous avons communiqué cette réponse aux Délégués ottomans qui ont déclaré
n'être pas autorisés à entamer une discussion et ont télégraphié à leur Gouvernement.
Demain, les chefs de la minorité, qui paraissent rebelles à la conciliation, viendront
nous donner leur réponse.
BARTHÉLÉMY.
N° 9 3 .
TÉLÉGRAMME
du Consul italien en mission à Zeïtoun,
Communiqué par S. Exc. M.
PANSA
,
Ambassadeur d'Italie à Constan-
tinople.
Zeïtoun, 5 février 1896.
Télégramme collectif à communiquer aux six Ambassades :
«
Les chefs de la minorité des Zeïtounlis, qui est le parti militaire dont nous
attendions la réponse aujourd'hui, nous ont remis leur déclaration signée, qu'ils
adoptaient toutes les demandes et réponses de la majorité que nous avions hier,
mais avec la modification suivante : plus de garnison ottomane à Zeïtoun. »
VITTO.
Fonds A.R.A.M