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N° 8 6 .
M.
BARTHÉLÉMY,
Consul français en mission à Zeïtoun,
à M. P. Cambon, Ambassadeur de la République française à Constan–
tinople.
Zeïtoun, le 3 i janvier 1896.
Je suis arrivé aujourd'hui au camp turc devant Zeïtoun. Dès la réception de mon
télégramme adressé de Marache au chef des insurgés, ceux-ci ont relâché les trois
Franciscains espagnols avec leurs professeurs et leurs élèves et m'en ont avisé par le
télégraphe.
Edhem Pacha et mo i , nous avons assuré leur retour jusqu'à Marache où ils a r r i –
veront aujourd'hui au couvent de leur ordre. Ils m'ont exprimé leur vive gratitude
en me déclarant que mon télégramme « les avait rappelés à la vie et que pendant
toute leur captivité, ils n'avaient eu d'espoir que dans le Consul de France ».
BARTHÉLÉMY.
ï f 8 7 .
M. P. CAMBON, Ambassadeur de la République française à Constantinople,
à M . BERTHELOT , Ministre des Affaires étrangères.
Péra, le i
e r
février 1896.
Les délégués des Puissances se trouvent tous réunis à Zeïtoun après un voyage ex–
trêmement pénible.
Les troupes ottomanes souffrent beaucoup du froid et de la dyssenterie, et une
épidémie de scorbut règne dans le camp des insurgés.
Les trois Franciscains réfugiés à Zeïtoun avec trente catholiques de Yenidjé-Ralé
sont sortis de la ville. Notre agent a assuré leur transport jusqu'à Marache, de con–
cert avec le commandant des forces turques.
P. CAMBON.
N° 8 8 .
M. P. CAMBON, Ambassadeur de la République française à Constantinople,
à M. LEDOULX , Consul général de France à Jérusalem.
Péra, le i
c r
février 1896.
Les trois Franciscains espagnols de Yénidjé-Kalé qui s'étaient réfugiés à Zeïtoun
ont été délivrés à la suite de notre intervention auprès des insurgés et d'Edhem Pacha ;
ils sont depuis hier à Marache dans le couvent de leur ordre.
Fonds A.R.A.M