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Hier, ils ont eu plusieurs rixes entre eux qui ont produit dans la population une
assez forte panique; nombre de boutiques ont été fermées.
Vers le soir, ils ont attaqué une patrouille qui essayait de leur faire évacuer la
place du marché; plusieurs arrestations ont été opérées, mais les coupables ont été
retirés des mains des agents de police par leurs camarades qu i , au nombre de
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à
2 0 0 ,
ont envahi le sérail.
Ce matin, un paquebot turc de passage refuse de les prendre à son bo rd ; ils en
sont exaspérés et menacent de saccager la ville si on ne les fait pas embarquer dans
un délai de vingt-quatre heures.
Je ne puis comprendre cette façon de procéder de la part des autorités militaires.
Ces conscrits devraient être cantonnés dans un local spécial, grange ou caserne,
peu importe, placés sous la surveillance d'officiers directement responsables de leur
conduite.
I l est indispensable pour la sûreté de la ville et la sauvegarde de ses intérêts com–
merciaux, si gravement compromis par ces tumultueux exodes, que cet état de choses
prenne fin.
LONGEVILLE.
X I I I .
RÉGION D'A LE P.
(
NOVEMBRE 1895.
NOVEMBRE 1896.)
N° 169.
M.
BARTHÉLÉMY,
Gérant du Consulat de France, à Al ep,
à M. P. CAMBON, Ambassadeur de la République française, à Constan–
tinople.
A l e p , 11 novembre 1895 .
Je prie Votre Excellence de vouloir bien demander le désarmement de la popu–
lation musulmane d'Adana, dont l'esprit turbulent serait encouragé par la malveil–
lance ou le manque d'énergie du Defterdar, gérant du Vilayet.
BARTHÉLÉMY.
N° 170.
M
BARTHÉLÉMY,
Gérant du Consulat de France, à Al ep ,
à M. P. CAMBON, Ambassadeur de la République française, à Constan–
tinople.
A l e p , 19 novembre 1890 .
A Marach, à la suite d'une rixe de cabaret, le 3 novembre, le Liwa et le Pacha
ont ordonné le massacre des Chrétiens dans les rues : le nombre des tués ne sera
Fonds A.R.A.M