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l'islamisme de revenir à leur ancienne religion ou, s'ils ne se croientpas en sûreté à
Biredjik, de partir pour Alep.
Cet ordre mettrait
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à une situation intolérable si l'on pouvait croire qu'il sera
exécuté. Malheureusement, l'opinion générale ici est que la Porte veut, purement et
simplement, en essayant de tromper le Gouvernement anglais sur ses intentions, faire
quitter Biredjik,à M. Fitz-Maurice, et qu'après son départ les autorités locales n'exé–
cuteront pas les ordres reçus. C'est, paraît-il, la seconde fois qu'un pareil ordre est
donné pour Biredjik, et la commission chargée de statuer dans cette ville sur la si–
tuation des convertis est précisément celle qui se trouvait auparavant à Marache et
dont le colonel de Vialar a pu , me dit-on, constater le fanatisme et le mauvais vouloir.
Je crois devoir attirer de nouveau l'attention de Votre Excellence sur les convertis
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Ainsi que le sait Votre Excellence, ils sont tous venus déclarer à M . Fitz-Maurice
qu'ils étaient et'comptaient rester chrétiens. M. Fitz-Maurice se laissera-t-il tromper
par les ordres qui viennent d'être envoyés à Biredjik et quittera-t-il cette ville ? Je n'en
sais rien; dans tous les cas, i l faudra bien qu'il parte un jour, et ce jour-là les con–
vertis seront en grand danger si même leur massacre n'a pas été déjà décidé dans le.
but d'intimider les convertis des autres localités. 11 est bien dangereux de donner ii la
moitié d'une population le droit de piller l'autre moitié et maintenant que tous les
musulmans de la
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région-d'Alep ont pris goût au vol
meurtre, un nouveau mas–
sacre à. Biredjik peut être l e signal d'un égorgement universel dans la région comprise
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Paris, le 22 août 1896. '••
Apres m
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signale par une suite de rapports les graves dangers qui continuent
de menacer les chrétiens d'AsieMineure convertis par force à l'islamisme, l'Ambassadeur
de la Piépublique à Constantinople ' m a fait connaître, le
1
4
mai dernier, les dé–
marches que Sir Ph. Currie avait, de concert avec
ses
collègues, tentées auprès dé
La Porte en
vue
d'assurer aux populations ainsi violentées la liberté de revenir à leur
religion. En m'informant des mesures ordonnées par le Gouvernement ottoman à la
suite de cette intervention, notre consul à Alep vient d'appeler mon attention sur le
peu de confiance que les intentions réelles des autorités turques l u i paraissaient devoir
inspirer et sur les représailles prochaines auxquelles une'fausse apparence dè protec–
tion lui .semblait devoir exposer les convertis qui auraient l'imprudence d'y ajouter
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Je vous prie d'étudier le moyen le plus propre à conjurer les éventualités qu'appré-
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