LES TURCS ONT PASSE LA.
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ment, l'ex-gouverneur Djévad bey, le Général de
division Moustafa Remzi pacha, le Mutessarif d'Er-
zine Assaf bey, lhsan Fikri le rédacteur en chef du
journal
Ittidal,
Bagdadizadé Abdulkader, ainsi que
ses acolytes. Les Cours Martiales n'ont pas réfléchi
qu'en protégeant les assassins et les criminels elles
entraîneraient la ruine du pays et mettraient en dan–
ger l'avenir de la Constitution. 11 serait agir contraire–
ment à l'équité et à la justice que de passer si légère–
ment sur les événements criminels d'Adana qui ont
souillé la Constitution ottomane et qui sont devenus
pour elle une tâche accablante. Cet état de choses
encouragerait l'audace des musulmans, au détriment
de la population chrétienne désespérée. L'attention
de tous les vilayets ottomans est fixée sur Adana.
Tout le monde veut voir des actes justes à Adana. Le
Tout-Puissant demande que la justice soit pleinement
appliquée. Nous aimons à croire que tous nos espoirs
ne seront pas déçus, et que nos demandes ne reste–
ront pas lettres mortes.
En France, l'affaire de Dreyfus a duré des années
entières. Le fils de feu Midhat pacha tâche de prouver
l'innocence de feu son père. Pourquoi ne pourrait-on
pas procéder à la revision de la question d'Adana en
vue d'établir définitivement la vérité et la justice?
Cette revision s'impose surtout pour que les différents
éléments qui composent l'Empire Ottoman, puissent
vivre en bonne intelligence et dans l'union désirée. I l
faut attacher une grande importance à ces événements
afin d'assurer le présent et l'avenir de la patrie. Le
seul moyen de faire oublier les conséquences de cette
fâcheuse questien serait d'appliquer largement la
justice et de faire preuve d'énergie. L'application de
Fonds A.R.A.M