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TROIS CONFÉRENCES SUR L'ARMÉNIE
magnifiques, dans lesquelles on enseignait en
arménien. Mais les Arméniens se mi r e n t aussi à
l'école du r ouma i n et fréquentèrent les collèges
et les établissements d ' i ns t ruc t i on supérieure de
leur pays d ' adopt i on . E t ils donnèrent ainsi à la
Roumanie, q u i n ' eut pas lieu de le regretter, des
philosophes, des poètes, des artistes, des magis–
t r a t s , des professeurs, des médecins, des ingé–
nieurs, des généraux.
Quelques noms do i vent i c i être évoqués.
Basile Conta, le grand philosophe, était Armé–
nien. Le célèbre poète, An t o n Pann, q u i sut tirer
de la bouche du peuple ce précieux trésor que
constitue le folklore, était Arménien. Théodore
Ama n , Arménien, est un des fondateurs de la
peinture roumaine. Le musée de Bucarest n'est-
i l pas consacré à Théodore Ama n , et ne p o r t e - t - i l
pas son nom? Le professeur P. Missir, de l ' U n i –
versité de Bucarest, était u n célèbre légiste
arménien; et l ' on ne saurait passer sous silence
Spiru Ha r e t , professeur de mathématiques à
l'Univerité de Bucarest, et q u i f u t , pendant
plusieurs années, ministre de l ' I n s t r u c t i o n p u –
blique. De nombr eux monuments et écoles, q u i
p o r t e n t le n om de Ha r e t , témoignent de l a g r a –
t i t u d e du peuple r ouma i n à l ' endr o i t de cet
Fonds A.R.A.M