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T RO I S CONFÉRENCES S UR L'ARMÉNIE
trouvé la plus large hospitalité et le plus b i en –
veillant accueil.
Elle est d'autant plus heureuse q u ' i l l u i est
donné au j ou r d ' hu i l'occasion rare de pouvo i r
exprimer de v i ve v o i x sa reconnaissance à l'émi-
nent savant q u i par ses t r a v a u x , résultat de
rudes et laborieuses recherches dans les domaines
delà philologie et de l'histoire, a f a i t connaître au
monde civilisé ce que le peuple arménien a, d u –
r an t les siècles, fait pour l'œuvre de la c i v i l i s a t i on .
On a enfin compris que les Arméniens ne sont
pas seulement un peuple qu i n'a eu qu'à souffrir
des persécutions, à subir des massacres et pour y
échapper n'a eu qu'à émigrer,quittant le sol na t a l
de ses ancêtres et cherchant ab r i dans d'autres
pays plus hospitaliers.
C
'
a été le sort cruel q u i l u i a été réservé,hélas!
Je ne veux pas en chercher i c i les raisons.
On a enfin compris, dis-je, que la na t i o n armé–
nienne malgré toutes-les vicissitudes, tous les
malheurs q u i se sont abattus sur elle et que l ' h i s –
toire a i t jamais enregistrés, malgré t o u t cela elle
a apporté sa large c on t r i bu t i on à l'œuvre de la
civilisation, soit dans sa propre patrie soit dans
les divers pays où le sort a jeté ses fils. Ils ont
contribué largement à la prospérité culturelle et
Fonds A.R.A.M