di4natolie. D'après un recensement, vieux de quarante ans,
n^a été évalué à trois mi l l ions pour la Turqu i e entière. I l est
due dans l'intervalle un courant d'émigration' s'est
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a réduit le nombre, mais comme la race
eéfr
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a tout l ieu de croire que les vides ont, été
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e x c éden t s de naissance et que le chiffré établi
^ i j ^ r a n t e a de beaucoup été dépassé,
cependant... Dans noire ma i son. $ 'Al ep une belle^,
^ i a e grimpante ombrageait la cour. Ses branches s'éten-
'
aient sur nos têtes formant une treille qu i nous abritait
*
mtre les grandes chaleurs. Un j our le propriétaire le tailla
l u i donner plus de vigueur et des sarments coupés fit
,
^5 boutures*.. Tro i s pousses surgirent du tronc , fragiles
ftis vertes. Je les comparai à notre race décimée. Mais les
c
ne tardèrent pas à se dépérir sous le ciel brûlant et
*
>*t de mo i : « La voilà bien ta destinée », me
,?
î avai : entendu mon propos. « Patience,
e temps de là une nouvelle pousse se
-
ep épargné et se développait si rapi -
àTO??îv
a
nte elle nous donnait de l ' ombre .
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:
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où tout espoir nous semble inter ' i
elle génération surgit de la souche mutilée et sai-
qm est appelée à s'épanouir d'autant plus vigoureu-
i t fli
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tj
•-
force des choses est là pour l 'y aider.
iut passe, tout s'oublie. Pourtant comment oubl ier
arménienne à Deïr-Ul-Zor, à Racca, à Meskené, à
Cimet ières de la na t i on?Au pr i x de souflrances
^pelles la plupart succombèrent, ils avaient pu
att
ces localités et ils pensaient qu'on les y laisserait
Fonds A.R.A.M