LES FAITS
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jesch le 13, et entrèrent le 19 mai à Van avec leur
avant-garde. En même temps, l'armée qui avait chassé
les Turcs de la plaine de Salmas ïranchit les chaînes
des montagnes de la frontière turco-persane et descen–
dit dans la région des sources du Zab supérieur, où
elle occupa Bachkaléh le 16 mai et, par la « Vallée des
Arméniens » (Hayotz Dzor) s'avança sur Vostan (au sud-
est du lac de Van) pour continuer sa marche sur Bitlis.
Après que les troupes turques eurent été chassées du
nord de la Perse, toute l'activité de l'armée russe con–
sista en une marche en avant concentrique le long des
frontières orientales de la Turquie, dans la direction du
lac de Van. Le résultat de ces opérations fut l'occupation
des régions au nord, à l'est et au sud-est du lac de Van.
Le 25 mai, les troupes russes, dans leur avance,
avaient occupé Vostan, à l'angle sud-est du lac de Van,
et coupé ainsi toute communication entre l'armée de
Khalil bey, opérant au nord de la Perse, et les villes de
Bitlis et Erzéroum. L'armée de Khalil bey devait donc
chercher à rétablir la jonction avec l'armée principale
d'Erzeroum, à travers les régions kurdes au sud du lac
de Van, ou bien par Mossoul. Elle ne pouvait plus se
défendre longtemps dans la région d'Ourmiah sous la
pression des troupes russes.
Trois semaines après la défaite de Dilman (le 25 mai),
Khalil bey évacuait Ourmiah. Les Russes entrèrent à
Ourmiah et permirent aux chrétiens qui avaient em–
brassé l'Islamisme par force de retourner à leur reli–
gion. I l ne restait à Khalil bey que le chemin du Zab
supérieur, car les Russes avaient déjà occupé Diza,
dans le district de Guéber, et Bachkalé, Mais même la
vallée du Zab supérieur, difficile à franchir, et par où
passe le chemin oonduisant à Mossoul, était occupée
Fonds A.R.A.M