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L a parole fut donnée aux satrapes arméniens*
q u i le désignèrent comme l'auteur de toutes les
calamités qu i avaient frappé l'Arménie et l'armée
persane. Les prêtres arméniens corroborèrent
les dires des satrapes. L e r o i déjà convaincu par
ce que l u i avait rapporté Mi hrne r s eh et Mo u c h -
gan Nys sa l avourd , entra dans une grande co–
lère ; i l ordonna de l u i arracher les insignes de
son grade et de sa dignité. Vassagh voulut dire
quelques mots pour se disculper, mais on ne
le l u i p e rmi t pas. A l o r s , on l u i enleva tous ses
habits de prince, on l u i fit revêtir le costume
•
des condamnés à mo r t , on l u i m i t les chaînes
et on l'enferma dans l a prison, où l'on fît r e n –
t r e r les satrapes et les prêtres arméniens. Ses
biens, ses richesses furent confisqués au profit
du trésor r o y a l . On confisqua jusqu ' aux biens
q u i appartenaient personnellement à sa femme
et à toute sa famille. C'est dans le cachot de
l a prison que ce traître à l a pa t r i e , rongé par
les remords et par la ve rmi ne d'une puante
maladie, vomi t son âme, sans s'être repenti de
ses crimes mons t rueux , et pris de rage de voir
l a tranquillité d'âme, la sainte résignation des
satrapes et des prêtres qu i , sans se plaindre,
souffraient tous les maux pour l ' amour de Di eu
à qu i ils étaient restés fidèles.
L e r o i , en condamnant Vassagh à l a prison
Fonds A.R.A.M