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J'ai adressé à M. Barthélémy des instructions, l'autorisant à faire les avances pour
parer aux premiers besoins.
Les Consuls d'Alep sont chargés des achats de vêtements et autres objets et les
expédieront, après entente avec leurs collègues de Zeïtoun. Ils reçoivent des instruc–
tions dans le même sens de toutes les ambassades.
J. DE LA BOULINIÈRE.
N° 1 0 7 .
M.
DE LA BOULINIÈRE,
Chargé d'affaires de France à Constantinople,
à M.
DE LONGEVILLE,
Gérant du Consulat de France à Alep.
Péra, le
ik
février 1896.
Le Gouvernement français a mis à ma disposition
1 0 , 0 0 0
francs pour soulager
les infortunes des réfugiés de Zeïtoun. Vous pouvez dès à présent disposer sur cette
somme de
6
, 0 0 0
francs pour acheter vêtements et autres objets les plus urgents.
Entendez-vous avec vos collègues qui reçoivent aussi des instructions et avec les
Consuls en mission à Zeïtoun pour employer cet argent de la façon la plus utile.
J . DE LA BOULINIÈRE.
N° 108 .
M.
BARTHÉLÉMY,
Consul français en mission à Zeïtoun,
à M .
DE LA BOULINIÈRE
,
Chargé d'affaires de France à Constantinople.
Zeïtoun, le 2 5 février 1896.
A Marache et Zeïtoun, on trouve les choses de première nécessité. I l y a des mé–
dicaments au camp. Les réfugiés auxquels les minimes distributions de pain faites
par les autorités ne suffisent pas, souffrent de la faim.
Je fais dresser une liste des plus nécessiteux par les chefs spirituels que la grande
libéralité du Gouvernement français a émerveillés.
Ne serait-ce pas possible de réserver une part de ces
1 0 , 0 0 0
francs aux catholiques
éprouvés par les événements de Marache et d'Aïntab ?
BARTHÉLÉMY.
Fonds A.R.A.M